Création au Théâtre du Grütli (Genève) du 23 novembre au 5 décembre 2010, après deux étapes de travail au Festival de la Cité (Lausanne) en juillet 2010 et au Festival MAPA de Pontós (Catalogne) en octobre 2010

Mise en scène et conception Oscar Gomez Mata / Textes Antón Reixa et Oscar Gómez Mata / Assistante à la mise en scène Muriel Imbach (bourse de compagnonnage Etat de Vaud et Ville de Lausanne) / Comédiens Michèle Gurtner, Nicolas Leresche, Esperanza López, Olga Onrubia, Valerio Scamuffa / Création lumières Daniel Demont / Responsable technique Roberto Cafaggini, Loïc Rivoalan / Création son Andrés García / Costumes Isa Boucharlat / Dispositif scénique Claire Peverelli et Oscar Gómez Mata / Collaborations artistiques Delphine Rosay, Alexandre Joly / Production et de diffusion Barbara Giongo / Administration Sylvette Riom

Coproduction Cie L’Alakran, Le Grü (Genève), Festival de La Cité (Lausanne), Centre Pompidou/Les Spectacles vivants (Paris), Bonlieu Scène Nationale (Annecy), Festival Mapa (Catalogne), Arsenic (Lausanne), Gessnerallee (Zurich)
Avec le soutien de Pro Helvetia – Fondation suisse pour la culture, de l’Organe genevois de répartition de la Loterie Romande, de Migros-Pour cent culturel, Ernst Göhner Stiftung, du Fonds d’encouragement à l’emploi des intermittents genevois, de la Fondation de bienfaisance de la banque Pictet et du Théatre Saint-Gervais (Genève)

NOUS AVONS UN PROBLÈME PARCE QUE NOUS SOMMES DANS LA VIBRATION DU POUVOIR ET DE LA PEUR. CETTE VIBRATION RÉDUIT LA VISION. CHANGER DE VISION SIGNIFIE REVENIR AU PLAISIR. LE PLAISIR DE LA CRÉATION, C’EST LE POUVOIR DE LA TRANSFORMATION.

SOYONS ANIMISTES CROYONS EN L’ÂME, DEVENONS ANIMISTES DE LA RÉALITÉ.

« Tout metteur en scène génère un monde en soi. Oscar Gómez Mata le fait certainement plus que quiconque, lui qui ruine d’emblée toute référence sensée, tant à la vie qu’au théâtre. Cette fois-ci, il pose à la porte de son spectacle un étrange petit panneau d’absence: suis à la messe, reviens de suite. Et voilà la métaphysique convoquée: on parlera ici de l’âme. Celle des hommes, mais aussi celle des objets. Au principe de la soirée, l’animisme et tout le tremblement. Rien de religieusement compassé pourtant puisque les acteurs de l’Alakran investissent toujours complètement le moment présent. Ils sont en prise direct avec l’actualité, avec les spectateurs, avec ce qui arrive là, maintenant. Et leur implication très sérieuse dans l’univers construit par la mise en scène questionne autant nos mythes ou idées reçues qu’elle prête à rire. On pourrait dire que ce théâtre divague et extravague pour nous conduire à une dépossession de soi. Et qu’il utilise l’humour pour nous amener à passer un nouveau pacte avec le plateau. Momentanément. Le temps de se demander, par exemple: est-ce qu’à force de vouloir garder la face, on finit par perdre son âme ? » Michèle Pralong