Création du 1er au 6 septembre 2017, Théâtre du Loup Genève, dans le cadre de La Bâtie-Festival de Genève

Mise en scène et adaptation: Oscar Gómez Mata
D’après un scénario de Lars von Trier
Titre original: Direktøren for det hele, presented by arrangement with Nordiska ApS, Copenhagen
Assistanat à la mise en scène: Jean-Daniel Piguet
Traduction du danois: Catherine Lise Dubost
Lumière et direction technique: Roberto Cafaggini
Son: Fernando de Miguel
Scénographie: Daniel Zamarbide – Bureau
Costumes: Verónica Segovia
Avec: Pierre Banderet, Valeria Bertolotto, Claire Deutsch, Vincent Fontannaz, Christian Geffroy Schlittler, David Gobet, Camille Mermet, Aurélien Patouillard, Bastien Semenzato
Production et diffusion: Barbara Giongo
Administration: Aymeric Demay

Production: Compagnie L’Alakran
Coproduction: Théâtre du Loup, La Bâtie-Festival de Genève et Bonlieu Scène nationale Annecy dans le cadre du soutien FEDER du programme Interreg France-Suisse 2014- 2020 – Théâtre Benno Besson, Yverdon-les-Bains –TPR La Chaux-de-Fonds-Centre neuchâtelois des arts vivants

Spectacle lauréat 2016 du concours Label+ Théâtre Romand

Le patron d’une start-up d’informatique à l’activité incertaine a trouvé une solution pour ne pas avoir à assumer ses décisions impopulaires : il se fait passer pour un employé comme un autre, se disant chargé par un improbable directeur américain d’appliquer des directives auxquelles il ne pourrait rien. Le stratagème fonctionne jusqu’à ce qu’il décide de vendre l’entreprise et que l’acheteur demande à négocier directement avec le patron. Il embauche alors un comédien au chômage pour jouer ce double de lui-même… Et les ennuis commencent. L’acteur sursoit à son rôle, l’imbroglio tourne à la farce et des péripéties improbables mettent en scène un patron irresponsable, des employés serviles et les affres désolants du management contemporain et de l’irresponsabilité collective. Le réalisateur Lars von Trier, habitué à être là où on ne l’attend pas pour exercer son regard critique sur la vie de ses contemporains, signait en 2006 avec Le Direktør une comédie à l’humour acide et absurde, dans laquelle le théâtre a une large part: un comédien dépassé par son rôle et qui change du tout au tout quand on cite ses classiques et des situations dignes du meilleur vaudeville dans ce jeu de dupes que peut être le monde du travail contemporain. Retrouvant dans ce film un sens du grotesque et de l’ambiguïté qui lui est propre, le metteur en scène romand Oscar Gómez Mata reprend le scénario de Lars von Trier pour mettre en scène l’absurdité du monde de l’entreprise, les pouvoirs du théâtre et ce que devient le sens des responsabilités dans un monde désordonné. Sans rien perdre de l’humour du scénario, le cinéma devenu théâtre joue des incertitudes entre le vrai et le faux et s’amuse des lâchetés du pouvoir contemporain dans une grande comédie extravagante.
Eric Vautrin