Création dans le cadre de la Bâtie – Festival de Genève du 31 août au 10 septembre 2004 à la Salle du Faubourg

Installation scénique d’après la fable de R. L. Stevenson ‘The House of Eld’
Conception Oscar Gómez Mata / Assisté de Barbara Giongo / Installation plastique Leopoldo Ferrán, Agustina Otero / Jeu Jean-Luc Farquet et un groupe d’enfants, d’adolescents, d’adultes et de personnes âgées / Musique et sons Simon Dellsberger, Serge Amacker, Pierre Omer / Lumières Luc Gendroz


Production Compagnie l’Alakran, Théâtre Saint-Gervais Genève, La Bâtie-Festival de Genève
Remerciements à L’ADC (Association pour la Danse Contemporaine)

 

« Dès qu’un enfant était en âge de parler, on lui mettait les fers; et garçons et filles dans leurs jeux claudiquaient comme des bagnards. Certes, c’était plus pitoyable à voir et plus douloureux à supporter jeune, mais même les adultes souffraient de leurs plaies, sans parler de leur démarche maladroite.
Jack avait à peu près dix ans quand de nombreux étrangers commencèrent à traverser le pays. Ils allaient sur les routes, l’allure légère, ce qui le remplit de stupeur. Comment se fait-il, se demandait-il, que tous ces étrangers aient le pied si leste ? »
Robert Louis Stevenson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Maison d’Antan, fable de Stevenson, est une histoire qui exprime plus que jamais des inquiétudes contemporaines : le respect de la tradition, la relation intergénérationnelle, l’apparence comme moyen politique…

Elle est utilisée ici, dans cette installation scénique, comme vecteur pour se (re)poser certaines questions : qu’est-ce que la génération adulte (au pouvoir) laisse aux jeunes générations (en formation et rébellion) ? Quel est le dialogue qui s’établit entre les différents âges ?

Dispositif déambulatoire, La Maison d’Antan permet d’expérimenter de nouveaux rapports entre le texte, le jeu et le public. Elle s’inscrit ainsi comme une suite possible aux Psychophonies de l’âme, exposition vivante créé deux ans auparavant, également à l’invitation de La Bâtie Festival.

L’enjeu est de provoquer une dynamique de la pensée moins dirigée. Placer, installer les éléments qui constituent l’œuvre théâtrale et les faire interagir de façon différente. Placer la musique, le texte, les présences et la lumière, suspendre le temps et la matière de la représentation pour créer un autre temps de perception de la pièce.

En voyant presque la même chose, on y découvre des réalités différentes. Roder à l’intérieur de soi-même, entre ce qui est exposé et sa propre pensée. Induite à se positionner personnellement par rapport à la pièce. Choisir sa réception suppose une forme d’action. Trouver sa place.