Création du 1er au 12 octobre 2013 à Saint-Gervais Le Théâtre (Genève) dans la Salle du Faubourg

D’après une fable de Robert Louis Stevenson (Fables, traduit de l’anglais par Pierre-Alain Gendre, Bibliothèque étrangère Rivages)

Le projet La Maison d’Antan, lauréat du Prix Label+ Théâtre Romand en 2011, met en scène scène un groupe d’enfants et d’adolescents, une sorte de «troupe» qui sera formée dans chaque ville par de nouveaux enfants et adolescents  accompagnés par trois acteurs professionnels, une équipe artistique à la lumière, au son, à la scénographie, à la vidéo

Mise en scène et conception Oscar Gómez Mata / Jeu Jean-Luc Farquet, Esperanza López, Valerio Scamuffa et un groupe d’adolescents / Assistant à la mise en scène Bastien Semenzato / Création lumières et responsable technique Roberto Cafaggini / Musique et sons Andrés García / Production et de diffusion Barbara Giongo / Administration Sylvette Riom / Scénographe Sylvie Kleiber / Accessoiriste Hervé Jabveneau / Création vidéos et masques Nico Baixas / Assistante de production Tamara Alegre / Régies son Christophe Bollondi / Réalisation masques Isabelle Matter / Costumière Isa Boucharlat assistée de Karine Dubois / Technicien Ivan Le Hyaric /  Maîtres de chant Francine Acolas et Arturo Corrales / Médiateur Ivan Martin / Diffusion Miguel Acebes

Production Cie L’Alakran
Coproduction Saint-Gervais Genève Le Théâtre et Bonlieu Scène nationale Annecy dans le cadre du projet PACT bénéficiaire du FEDER avec le programme INTERREG IV A France-Suisse, TLH – Sierre, Arsenic – Centre d’art scénique contemporain Lausanne, Hexagone Scène Nationale Arts Sciences – Meylan, Théâtre Benno Besson – Yverdon-les-Bains
Avec le soutien du Label+Théâtre Romand, de l’Organe genevois de répartition des bénéfices, de la Loterie romande et la Fureur de Lire

Dès qu’un enfant était un âge de parler on lui mettait les fers.

Jack habite un pays où tout le monde doit porter sa vie durant des fers accrochés à la cheville. Il a des doutes mais son oncle, le catéchiste le récrimine en lui disant que les fers sont la source du bonheur et de la bonté, et si quelqu’un les retirerait, il serait tout de suite foudroyé. Jack découvre un jour que tout est faux, que ce ne sont que des histoires inventées par un sorcier qui habite dans le Bois d’Antan dans une maison au milieu de la forêt.

Il décide d’affronter et de tuer le sorcier pour libérer son peuple. Pour le tuer, il faut qu’il détruise trois fois, à coups d’épée, le sorcier qui prend l’apparence d’abord de son oncle, puis de son père et enfin de sa mère. Une fois cette tâche accomplie, la maison du sorcier disparaît et les chaînes tombent. Il pense avoir libéré son peuple du malheur, mais quand il revient, tout est pratiquement comme avant, les chaînes sont passées du pied gauche au pied droit… En rentrant chez lui, il découvre les cadavres de son oncle, de son père et sa mère, tranchés tel qu’il l’avait fait dans la maison du sorcier. Alors qu’il pensait que c’était seulement l’apparence de ses parents qu’il avait tué…

 

 

 

La Maison d’Antan est une fable qui ne cesse de suivre Oscar Gómez Mata, un conte qui l’accompagne depuis fort longtemps déjà. Une première ébauche (une installation scénique, ainsi nommée) avait vu le jour en 2004 durant La Bâtie – Festival de Genève.
Aujourd’hui le voici encore à retravailler et analyser cette fable pour en rendre une conclusion plus «spectaculaire». Cinq pages pleines de mystères qui lui posent toujours des questions, cinq pages qui ne cessent d’inspirer des thèmes, des images, des envies, des résonances.

Cette histoire qui exprime plus que jamais des inquiétudes contemporaines: le respect de la tradition, la relation intergénérationnelle, l’apparence comme moyen politique… Elle questionne aussi l’idée de transmission: quelles traces, prétendons-nous, nous artistes, laisser aux spectateurs ? Et, de manière plus générale, que laissons-nous, que transmettons-nous aux générations suivantes ?

Plus qu’un spectacle, il s’agit de créer un acte d’échange public, aussi lumineux et joyeux que sombre, mystérieuse et ambiguë est l’atmosphère originale de la fable. Un spectacle qui s’adresse au plus grand nombre et qui devrait résonner au-delà de sa représentation publique.